Immobile

Immobile
seul avec ma plume
Quais Malaquais près de chez Anatole France
dans une nuit de janvier
seul avec le froid
qui m’isole à la terrasse du Café des Beaux-Arts
j’entends soupirer la Seine
sous le ciel lourd
au pied du Louvre chapé de beige

Immobile
figé dans janvier
Quais Malaquais près de chez Henri Troyat
dans leur solitude effeuillée
magnifiques d’ennuis et de froid
des arbres fiers devant l’Institut
écoutent ronronner des voitures
comme autant de bruits sourds
au cœur de Paris chapé de nuit.

Immobile
seul avec cette plume
Quais Malaquais près de Saint-Germain-des-Prés
dans une solitude souhaitée
seul avec ma loi
qui m’isole à la terrasse de mes pensées bizarres
j’écoute les voix qui sont miennes
de l’intérieur comme un sourd
au cœur de mon cœur sans ouïe

Immobile
Seule avec la vue
Du Quais, du Louvre et des arbres
près de mes propres idées,
de leur bavardage psalmodié,
dans l’air froid de nuit embué
qui m’inspirent ces mots poèmes
je coule le temps comme la Seine
comme la nuit vers le jour
et Apollinaire n’est pas mon troubadour

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